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En devenant sédentaires et agriculteurs, les hommes ont modifié leur façon de s’alimenter. Les céréales prirent une place de plus en plus importante dans leur alimentation et très vite, ils se sont mis à écraser les grains. Dans les premiers temps, ils écrasaient les grains sur des pierres plates à l’aide d’un gros silex, puis, ils ont façonné des outils spéciaux. En creusant dans de grosses pierres une cavité contre les parois de laquelle ils pilaient les grains à l’aide d’un gros silex arrondi, ils ont là inventé le principe de la meule. Cet outil préhistorique semble être demeuré longtemps dans cet état, jusqu’à ce que l’idée d’utiliser la force animale pour accomplir cet écrasement, obligeât à inventer d’autres formes. Les meules cylindriques permirent d’écraser une plus grande quantité de grains. Elles ont été utilisées jusqu’au 20ème siècle. Mais le plus grand progrès de la meunerie est dû à l’utilisation de la force de l’eau et du vent. Ce sont les moulins à eau qui ont les premiers fonctionné en occident. S’il est impossible de savoir à quelle époque cette évolution eut lieu, faute de documents ou de sites reconnus, l’existence des moulins à eau en Europe est avérée dès le 5ème siècle. Ces premiers moulins, le plus souvent construits en bois, étaient généralement implantés le long de cours d’eau de faible importance, plus faciles à contrôler. Dès cette époque et durant tout le Moyen Age, il y eut de nombreux moulins, partout en Europe. Les premiers bâtisseurs et possesseurs furent les seigneurs les plus puissants. Ce sont ces derniers qui ont par la suite fait des donations à leurs seigneurs vassaux et aux monastères, ou leur ont accordé le droit d’en construire. Contrairement à ce qui est parfois retenu, même s’ils ont été possesseurs de nombreux moulins, ce ne sont pas les moines qui ont construit les premiers et ils en auraient même construit peu par la suite. La plupart de leurs moulins provenaient de donations faites par les seigneurs, ou d’acquisitions. Tout comme les seigneurs, les moines ne les exploitaient généralement pas eux-mêmes, mais les donnaient en fermage. 124 pages
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BULLETIN n° 5 - année 2008